nstallé devant une œuvre d’art en forme de cœur géant, dans son atelier parisien, le pâtissier Pierre Hermé revient sur son itinéraire et le développement de sa marque.Votre père était boulanger. Pourquoi ne pas avoir voulu reprendre le flambeau ?PIERRE HERMÉ. Mon père, mon grand-père, mon arrière-grand-père étaient boulangers. Moi, dès 9 ans, je voulais être pâtissier. Je n’ai pas souhaité leur succéder car j’ai eu l’opportunité de venir à Paris et d’apprendre mon métier chez Lenôtre. Cela m’a donné envie d’autre chose et je ne me voyais pas revenir dans l’univers familial, dont je suis parti à 14 ans.

À quel moment vous êtes-vous dit « je veux ma propre entreprise » ?J’ai, entre autres, travaillé pour Fauchon. Il y a une histoire, un patrimoine à respecter. J’avais envie de créer ma propre histoire et une marque de luxe dans le domaine de la pâtisserie. J’ai monté mon entreprise avec un associé, Charles Znaty. Lui, assure la direction opérationnelle, financière et marketing, moi, la partie création de produits et mise en vente.Vous êtes-vous vite implanté à l’étranger ?On avait un contrat de conseil pour la Maison Ladurée qui nous empêchait d’ouvrir en France. En 1998, l’opportunité s’est présentée par hasard au Japon et on y a ouvert notre première boutique, la deuxième deux ans plus tard. À Paris, on a pu ouvrir en 2001. Maintenant, on est dans 12 pays : Royaume-Uni, Corée, Japon, Hong Kong, Qatar, Maroc… avec plusieurs filiales.

Mon associé travaille sur un projet de développement en Chine.Que représente la maison Pierre Hermé aujourd’hui ?On ne communique pas notre chiffre d’affaires, mais on compte environ 700 personnes, 45 boutiques dans le monde, dont 17 à Paris. On va bientôt en ouvrir une temporaire Gare de Lyon, à Paris (XIIe). Nous sommes aussi présents à Nice (Alpes-Maritimes), Strasbourg (Bas-Rhin), Lyon (Rhône). On cible les gares, les aéroports …

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